Lumière sur mes émotions...

samedi 29 octobre 2011

Trois Baisers...

   Mes paupières s'entrouvrent, incertaines, afin de laisser passer quelques rayons de l'écume de cette douce lumière vers mes iris encore enroulés dans mes rêves cristallins. L'air se trouble, la chambre se fait de nouveau ombre, je suis de nouveau soumis à l'immensité de mon âme écorchée. Je me roule dans ma peau, lentement, toujours avec ce soupçon de nostalgie qui me caractérise si bien : cette union si parfaite de mes froides souffrances laisse sur mon cœur un sillon de regret... Mon encéphale se met en branle, des liaisons synaptiques se font ici et là, à une vitesse vertigineuse, mes songes s'envolent définitivement, enfin le réveil tant espéré dans cette pièce malheureuse, vide de toute présence. Un pied au dehors du lit, puis deux, je fléchit, prêt à succomber à cette lancinante fin d'été qui me gave de sensations, encore méconnues et mystérieuses, que je ne faisait qu'attendre depuis une éternité...

   Café, cigarette, on ne change pas, l'habitude rejoint la solitude désespérée de mes journées absentes, de ce soleil amoureux qui brille sur ma vie mais qui se place aussi loin que mon horizon, ce n'est pas une fatalité. Mes idées fuient à la cantonade, en-deçà des phénomènes je me présente humble mais fier de ce que je suis et de ce que j'ai. Le croisement de nos mains, la lenteur de nos baisers, tout cela ne saurait être plus proche, mon corps tremble, je me souviendrais du temps, de l'air, de ton odeur, de tout ce qui fera ces moments. Mais tu ne saura jamais, petite fille ambre et ciel, que tu es celle grâce à qui je revais en moi sans entraves comme on retourne à son ferment et comme on remonte à son âge, jusqu'à ce sourire d'herbe et de miel dispersé au quatre coins du printemps.

   La terre brunit, la lumière dérive, les arbres et les pierres vibrent, immobiles, les étoiles et la pluie sons sur le socle de la mort, le chemin obscur qui me traînait jusqu'à présent roule vers son abîme dans un voyage sans murmure et sans plainte, et je le regarde comme s'il n'existait plus. Le ciel est bleu, le soleil me donne des ombres, l'herbe devient légère et fine, j'ai toute les raisons de me baisser pour saisir son corps de cristal entre mes bras ; ce soir là, dans ma déroute arbitraire, dans cette ville où ta vie semble se faire, alors que la pluie arrivait pour battre les souvenirs de mes heures souveraines, le ciel à rosi, et là, dans le miroir de nos mots amoureux, trois baisers se sont échangés.

   Dans mon propre regard ou  dans le champ de la réalité, ouvert ou fermé, en attente, je vois l'allée ou sautillent mes maux, et je ne discerne presque plus rien. Sans les mains, avec les yeux, le bonheur est souverain, tu es ce que j'ai de mieux. Jette moi ta lumière comme tu sais si bien le faire, nous nous reconnaîtrons.

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mercredi 27 avril 2011

Un Tout Petit Monde ...

   Ce n'est pas parce que je n'écris plus rien ici que je ne pense plus à toi.

   Je le fais juste en silence.

   Te savoir vivre et respirer, là, si proche, me suffit ...

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mercredi 12 janvier 2011

Parce qu'il y a des soirs comme ça ...

... où j'aimerais tant être dans tes bras ...

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vendredi 26 novembre 2010

Unforgettable …

C’est le dernier texte, alors je ne vais pas écrire en prose, chercher le détail ou le mot qui sublime, ou encore me lancer dans un élan de poésie mal contrôlé.

C’est juste moi.

   - - -

 

   Il n’y a pas de fin à mon envie, mon désir, pas de chute à ce que j’écris. Je veux être dans le confort de ton corps et dans tes yeux perdus au loin. J’en ai chaud aux lèvres rien que d’y penser.

   Il n’y a ni mots ni objectif pour mettre en scène ou seulement évoquer la subtile alchimie du sentiment amoureux qui me lie inexorablement à toi. Je ne le raconte pas, je le vis, tout simplement.

   C’est une fulgurance qui ravage tout sur son passage, qui fait crépiter les relais synaptiques comme une tempête de pop-corn dans un champ de micro-ondes, c’est une évidence qui affole le rythme cardiaque, c’est un souffle légèrement appuyé, un regard tendre, un rire qui soulage, un sourire immense qui envahit le monde, des mots qui coulent et qui apaisent.

   C’est ta voix que je reconnaitrais entre mille, sentant comme une légère poussée de fièvre, accompagnée de frissons entre les épaules en me sentant d’un seul coup devenir léger, impondérable.

   C’est l’idée que ton nom, avec le visage et le corps qui l’enveloppe, va se fixer dans un endroit bien précis des cellules de ma mémoire et que je m’oublierai sans doute moi-même avant de pouvoir t’oublier.

   C’est gouter, les yeux fermés, le gout iodé de tes lèvres pendant qu’une onde de plaisir me traverse de part en part, provoquant un dilatation de la durée, d’un seul coup.

   C’est la pensée qu’un jour tu sera peut-être enceinte d’un autre, et à cet instant là je suis traversé par une telle peur que je me sens tout de suite au bord des larmes.

   C’est ton image qui me fait me sentir portée par un tel courant de vie, une telle nervosité, que j’ai la sensation à chaque foulée de rebondir sur le trottoir.

   Ce n’est plus aucun bruit, je ne sens plus le souffle de l’air, la rotation de la terre s’interrompt quelques secondes pendant que je perçoit très distinctement la vibration de ma propre émotion, comme une sorte d’onde sonore dont je compte mentalement la durée de la diffusion ne serait-ce qu’en pensant à tes iris marrons posés sur moi …. Il y a de quoi en perdre la parole.

   C’est la forme de ton visage incliné se dissolvant en millions d’atomes lumineux qui te font rayonner. Car tu es rayonnante, aussi surement que je suis juste heureux de te savoir là, quelque part, en vie. Bien entendu, en cherchant la petite bête, on peut distinguer un léger bouton de ici ou une petite cicatrice là, mais ce sont des défauts microscopiques que seul justement un regard amoureux est capable d’apercevoir et de mémoriser ensuite pour sa délectation personnelle.

   C’est croire que le temps n’est qu’une pure illusion de perspective, avec cette rencontre à la va-vite, qui est devenue un amour insensé et irrévocable, quelque chose de beau et d’inoubliable.

   C’est, à chaque fois que je te vois dans mes songes, être ému par ta fragilité et ta beauté, et de souhaiter de tout mon cœur que les choses puissent s’arranger entre nous deux.

   C’est me demander ce que je vais faire à présent ? Moi qui n’a jamais été amoureux à ce point-là. Tout, après toi, me parait même incroyablement lointain et dérisoire.

   C’est croire en l’élasticité du possible, sans toucher à l’équilibre de la planète, en me disant que la rencontre de nos trajectoires n’avait rien d’une illusion d’optique.

   C’est savoir que j’ai sans doute eu ce que je méritais, et ce que nous méritons tous, autant que nous sommes, quand on ne sait pas aimer ceux qui nous aiment. Car tu m’aimais, vraiment, et la justice providentielle, après m’avoir élevé au faite de ce bonheur inespéré, m’a précipité tout en bas. Ainsi soit-il.

   C’est le fait que tu me paraisse plus insensée de jour en jour.

   C’est à la foi quelque chose de très fort et d’inévitable …

   C’est ce qui m’étonne le plus, pas que ce soit aussi fort, je le sais depuis toujours, mais que ce soit aussi inévitable, que je sois amoureux fou de toi, inéluctablement.

 

   - - -

 

   Voilà Laura, tu sais tout,

   Tout ce que je suis,

   Tout ce que je pense et,

   Tout ce que je t’aime.

 

   J’ai envie de te revoir.

 

   Fabrice.

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lundi 11 octobre 2010

Quand rien de toi ne m’est étranger …

Rien que nos yeux pour nous voir.
Rien que nos mains pour nous toucher.
Rien que nos corps pour nous émouvoir.
Rien que nos bouches pour nous avaler.

Rien que toi. Rien que moi.
Rien que toi contre moi.
Rien que moi contre toi.

Contre ces mots insensés,
Où tu dis que tu m'aime,
Quand rien de toi ne m’est étranger.

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mercredi 6 octobre 2010

Nous sommes du hasard …

   C'est un pincement de lèvres,

   C’est faire corps avec,

   C’est ne pas savoir où tout commence et fini,

   Ni où est le bout du temps.

  

   C’est entre hier et demain,

   C’est me laisser à désirer que tu me prêtes à croire,

   Perdu dans tes yeux,

   A un amour chaud brulant.

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dimanche 3 octobre 2010

Ce soir, avant minuit …

   Ce soir j'écris avant minuit mais c'est déjà trop loin et trop tard, nous en seront bientôt à des mois de là, et tu n'es plus derrière ma porte, et je n'aurais toujours pas décroché de la moitié de ce qui s'est bien passé.

   Je viendrais bien te dire que je suis ailleurs.

   Te parler de mes rebords froids et de leurs tailles.

   Et que tu puisses comprendre ce que je suis devenu, et que tu me manques, car j'aimais ça.

   J'aimais ça, même quand j'étais ailleurs.

   Mais aujourd'hui tu ne me retrouverais pas.

   De la même façon qu'hier tu ne m'a pas trouvé.

   Est-ce-que tu t'en préoccupes encore de toute façon ? ...

   D'ailleurs, n'est-ce pas honteux que tu te rendes ici pour mesurer et t'assurer de ta présence en moi ?

Et je ne sais toujours pas ce qu'on aurait pu sauver.
Et je ne sais toujours pas de quoi j'aurais pu nous sauver.
Et je ne sais toujours pas de quoi tu t'es sauvée.

   Et peut être même que cinq minutes avant de mourir tu t' apercevras que tu as un cœur et que tu as charcuté le mien et  peut être que tu m'appelleras et que je craquerai.

   Si tu pouvais concevoir combien je t’aime …

   Mais tu ne meurs pas et je crois que tu ne mourras pas jusqu'à demain au moins, mais j'étais disposé à te dire ça ... maintenant.

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Soudainement …

Dis ... pourquoi me lis-tu ?
Mes mots t'attirent-ils ?
Que ressens-tu ?
Suis-je si fragile ?

Dis ... tu m'écoutes ?
Je te sens attentive ce soir
Il n'y a aucun doute
Je te vois dans le noir

Parce que les mots transpercent
Parce que l’âme inspire
Parce que tu bouleverses
La mienne jusqu’à l’asservir.

Ce soir je n’entends que toi
Le visage éclairé de lumière

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samedi 2 octobre 2010

Hé bien …

   Hé bien … c’est tout ? …

   Dieu que je t’aime à corps perdu, malgré tout … c’est dingue.

Posté par fabreizh à 23:02:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

J’ai beau …

   Ce soir, je serais là, devant ce restaurant, je t’y attendrais … j’espère que tu sera là.

   Pour le reste, je laisse la parole à un chansonnier que j’adore … et comme il le dit si bien, “j’aurais vécu d’avoir voulu ta peau” …

 

“J'ai beau savoir
Ne plus y croire
Je ne veux qu'elle
Je ne veux qu'elle

J'ai beau chercher
D'autres à rêver
Je ne veux qu'il
Je ne veux qu'il

Et même si
Nos raisons nous séparent
Même si l'on vit cet amour comme un art
Même si parfois on fait semblant d'y croire
Autant le vivre même un peu

Et même si
On garde nos manteaux
Même si la fin arrive un peu trop tôt
J'aurais vécu d'avoir voulu ta peau
On aura aimé pour de beau

J'ai beau me dire
Qu'il faut partir
Je ne veux qu'il
Je ne veux qu'il

J'ai beau chercher
D'autres à rêver
Je ne veux qu'elle
Je ne veux qu'elle

Et même si
Nos raisons nous séparent
Même si l'on vit cet amour comme un art
Même si parfois on fait semblant d'y croire
Autant le vivre même un peu

Et même si
On garde nos manteaux
Même si la fin arrive un peu trop tôt
J'aurais vécu d'avoir voulu ta peau
On aura aimé pour de beau

Et même si
J'ai beau savoir
Nos raisons nous séparent
Même si l'on vit
Ne plus y croire
Cet amour comme un art
Même si parfois
Je fais semblant d'y croire
Je ne veux qu'elle
Autant le vivre même un peu
Je ne veux qu'elle”

Posté par fabreizh à 17:59:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]